Léa Martinez (CH)
photographe : Jeremie Luke
Les chansons intimistes de Léa Martinez (CH) sont dépouillées et minimalistes, un condensé d’émotions à consommer cru, de préférence. Elles rappellent un peu les débuts de Cat Power, une sensibilité à fleur de peau, même si les griffes lancinantes restent toujours à moitié cachées, la plaie encore à moitié ouverte. Ce projet solo a commencé comme un exutoire après l’adolescence, pas très loin de l’aliénation de la COVID, pour s’ouvrir ensuite une voie vers la lumière et atteindre la maturité, des années plus tard. Le folk hanté de Louis Jucker vous viendra à l’esprit, voire l’émotivité de Your Fault. La chrysalide se mue en papillon, ouvre ses ailes et s’envole dans les bois.